Unique en France, le centre éolien en mer ouvrira à Saint-Nazaire en février 2019

Comment fonctionne une éolienne en mer ? Combien mesure-t-elle en hauteur ? Les éoliennes sont-elles fabriquées à Saint-Nazaire ? Comment assure-t-on leur maintenance ? C’est pour répondre à toutes ces questions que le centre éolien en mer EOL ouvrira ses portes au grand public en février 2019.

Première en France, un parc de 80 éoliennes sortira des flots au large de Saint-Nazaire en 2022. En attendant, la filière des énergies marines renouvelables (EMR) est d'ores et déjà une réalité dans le paysage portuaire de Saint-Nazaire : on peut y voir le prototype de l’éolienne Haliade, la plus grande éolienne du monde, celui de l’éolienne flottante IDEOL ou encore une sous-station électrique, toutes construites à Saint-Nazaire. 


Un voyage entre réalité virtuelle et expérimentations

Ce projet d’EOL est né de l’envie d’informer le public du développement de la filière des énergies marines renouvelables (EMR) à Saint-Nazaire. Il embarquera ses visiteurs dans un voyage à la découverte de l’éolien en mer. Il fera autant appel à l’objet qu’à la réalité augmentée, aux documents multimédias qu’aux expérimentations. Le centre éolien EOL se découvrira comme un univers surprenant et interactif, faisant appel aux différents sens.


Des milliers d'emplois dans l'éolien en mer

Sur le territoire de l’agglomération de Saint-Nazaire se trouvent en effet plusieurs sites de production dédiés aux EMR : l’usine General Electric à Montoir-de-Bretagne ou encore l’usine Anemos au cœur des Chantiers de l’Atlantique, représentant chacune plusieurs centaines d’emplois directs. L’emploi dans la filière EMR a progressé de 50% en 2017, avec 1.364 emplois directs pour la région des Pays de la Loire. Et ce n’est que le début. Le parc éolien qui sera construit en face de Saint-Nazaire mobilisera à lui seul 1.000 emplois directs.


Des équipements de pointe dans l'éolien offshore de Nantes à Saint-Nazaire

Ces sites sont complétés par des aménagements et surfaces portuaires importantes, en prévision de l’activité engendrée par l’éolien offshore. La filière de recherche sur les énergies marines renouvelables est très active entre Nantes et Saint-Nazaire. Le Technocampus Océan le site d’essai en mer SEMRev est le 1er site d’essai multi-technologies en mer au monde. Le territoire est à la pointe sur les technologies industrielles futures, avec l’installation de Floatgen, 1ère éolienne flottante en France et construite à Saint-Nazaire… Sans oublier les équipes de recherche en génie civil du laboratoire du GEM, de l’Université de Nantes, installées à Saint-Nazaire. En appui à cette filière naissante, s’est constitué tout un réseau de PME et start-ups (ex : GEPS TECHNO, AKROCEAN) spécialisées, fortement mobilisées pour l’émergence de l’industrie éolienne.


Les entreprises EMR partenaires du projet

Partenaires publics et privés ont répondu présents au lancement du projet EOL. Le projet a été porté conjointement par la Région des Pays de la Loire, Nantes Saint-Nazaire Port, le Conseil départemental de Loire-Atlantique, EDF Renouvelables, Éoliennes en mer îles d’Yeu et Noirmoutier, les Chantiers de l’Atlantique et General Electric Renewable Energy.


Seul fabricant d’éoliennes en mer en France, GE Renewable Energy, a installé son siège et centre d’ingénierie à Nantes. Avec une usine de pales à Cherbourg et une usine de nacelles et générateurs à Saint-Nazaire, l’entreprise a exporté  jusqu’à présent ses turbines en Europe, Asie et aux États-Unis. « Aujourd'hui, grâce aux moyens et infrastructures mis en œuvre par la Région, la CARENE et le Port, la filière de l'éolien offshore trouve toute sa place à Saint-Nazaire. Le centre éolien en est la suite logique. Tout un réseau d'acteurs locaux (industriels, laboratoires de R&D, clusters d’entreprises...) a su créer un écosystème collaboratif, où chacun a apporté sa pierre pour valoriser notre territoire », affirme Steven Curet, directeur des affaires publiques offshore de GE Renewable Energy.