Economie circulaire : PlanetRepair donne une seconde vie au gros électroménager depuis Nantes

Après 12 ans passés au service des achats d’une grande chaîne de magasins, Thomas Penin vient de relancer Electrodocas, une entreprise dédiée à la revalorisation du petit et gros électroménager en périphérie nantaise (sous la marque Planetrepair). Une nouvelle activité en lien avec l’économie circulaire qui est née d’une prise de conscience de son empreinte environnementale et de sa volonté à s’engager pour son territoire.

« Cela faisait 3 ans que je constatais l’arrivée de téléphones portables et d'ordinateurs reconditionnés sur le marché, avec un nouvel attrait des clients vers ce type de produit ». Responsable des achats de matériel high-tech/multimedia au sein de la plateforme nationale de Système U, basée à Nantes, Thomas Penin était, dans son ancien travail, aux premières loges pour observer le nouvel engouement des Français pour les produits reconditionnés.

L’économie circulaire créatrice d’emplois

En procédant à une étude de marché, il analyse que, si le marché des téléphones reconditionnés est déjà bien structuré, tout reste à développer pour les appareils électroménagers. Ceux-ci partent le plus souvent en destruction ou à la déchetterie, avec un impact non négligeable sur l’environnement. Pourtant l’intérêt pour ces produits dits de seconde vie, n’a fait que se renforcer avec la crise sanitaire actuelle, selon lui. « Dans le contexte actuel, les consommateurs sont davantage en recherche d’une consommation durable et responsable, ils sont plus sensibles à leur impact sur l’environnement. Et de fait, cette nouvelle tendance pour les produits reconditionnés et revalorisés est aussi source de créations d’emplois. Les consommateurs sont aussi soucieux de réaliser des économies et la seconde vie permet d'accéder à des marques de 1er choix à prix accessible ». 

Une collaboration gagnant-gagnant

En quête d’un nouveau défi à relever, c’est finalement en banlieue parisienne qu’il repère Electrodocas, une entreprise spécialisée de vente de pièces détachées d’occasion d’électroménager. Il décide de la racheter et de la rapatrier sur Nantes, avec des projets de développement plein la tête. « Tout d'abord, nous allons continuer l’activité de vente de pièces détachées en ligne à travers un nouveau site internet PlanetRepair qui sortira au printemps. Les clients auront aussi la possibilité de récupérer les pièces sur place pour éviter les frais de port. Les clients pourront aussi déposer leur matériel usagé et en recupérer un reconditionné garanti 12 mois. Au-delà, nous avons commencé à développer l’activité de reconditionnement des appareils électroménagers qui seront revendus chez nos partenaires distributeurs (magasins U et site internet de Electro Dépôt). Nous sommes aussi en discussion avec d'autres enseignes qui prennent conscience de l'urgence à agir sur les sujets d'économie circulaire et de développement durable». 

Se faire accompagner

Apprendre un nouveau métier, se lancer sur ce marché encore balbutiant, trouver des locaux et recruter des collaborateurs, définir des priorités, … se lancer dans une nouvelle activité nécessite un minimum d’investissements et de fonds pour démarrer. Pour se lancer, Thomas Penin n’a pas hésité à se faire aider. Il a fait appel au réseau Initiative Nantes, « 1er réseau associatif de financement des créateurs d’entreprises » qui l’a soutenu pour obtenir un prêt d’honneur. France Active qui agit en faveur des entrepreneurs engagés lui accorde une garantie bancaire. C’est par le biais de l’agence Nantes Saint-Nazaire Développement qu’il déniche un entrepôt de 800m2 aux Sorinières, en périphérie de Nantes, pour stocker le matériel à reconditionner. 
Thomas Penin se réjouit de l’enthousiasme suscité autour de son projet. « Cette activité de reconditionnement et de revalorisation d’appareils électroménagers touche tout le monde au final. Le projet a d’ailleurs été très bien accueilli, y compris par les banques ».

Donner du sens

Au-delà de l’impact environnemental du projet, l’entrepreneur souhaite donner du sens à son projet entrepreneurial. La prochaine étape consistera à recruter des apprentis du Lycée Arago de Carquefou. Le chef d’entreprise veut aussi « donner envie à des jeunes de le suivre dans son aventure pleine d'avenir ». « Il existe à ce jour peu de formations techniques spécialisées sur les appareils électroménagers sur le recyclage des appareils électroménagers sur le territoire. J’invite les jeunes à venir découvrir notre activité lors de mini-stages ».


Site internet : Electrodocas