Le nouveau MIN conforte Nantes comme place forte de l’agroalimentaire en France

50 ans après son installation sur l’île de Nantes, le nouveau marché d’intérêt national (MIN) vient d'ouvrir ses portes au sud de la métropole. Son déménagement va permettre de lancer un autre grand chantier, celui du futur CHU.


Le chantier aura duré deux ans. Pour la première fois en France, un Marché d’intérêt national est déménagé dans son intégralité, un événement d’une ampleur sans précédent pour celui qui est à ce jour le premier marché de région et le second de France.


Confié à l’architecture Erik Giudice, le bâtiment est composé d’une Grande Halle destinée aux fruits et légumes de 130 mètres de large par 350 mètres de long. L’élément phare du bâtiment réside dans la réalisation d’une charpente en bois, alignement de triangles, qui laisse passer la lumière et apporte une ambiance chaleureuse.

Une exemplarité écologique

Avec ses 31.000 m2 de panneaux photovoltaïques, sa toiture est la plus puissante centrale en toiture du grand Ouest. Les eaux de pluies sont stockées en sous-sol dans un bassin équivalent à deux piscines olympiques. Il est aussi exemplaire pour le tri et la valorisation des déchets, avec un objectif de 80% des déchets recyclés d’ici 2023.

Une ambition nantaise

Plus qu’un simple outil au service de la filière agroalimentaire, le nouveau MIN conforte l’ambition de la région nantaise de s’affirmer comme la première place de marché agroalimentaire de l’ouest. A terme, ce seront 200 entreprises et 2000 emplois qui seront installés sur le pôle Nantes Agropolia dont 800 pour le seul MIN. Des emplois locaux et non délocalisables.


Tous les acteurs de la filière agroalimentaire sont présents à Nantes, de la production – la Loire-Atlantique est le 1er département maraîcher de France-, à la transformation en passant par la distribution, mais aussi par les grands organismes en pointe sur la recherche et l'innovation. La plateforme régionale d’innovation Cap Aliment fédère l’ensemble des acteurs économiques, académiques et techniques de la filière agroalimentaire. Inauguré l’an dernier, le Technocampus Alimentation, centre de transfert et de développement, traduit cette ambition de renforcer la compétitivité de la filière.

Chiffres-clés :
50.000m2 de surfaces de vente
200 000 tonnes de produits commercialisés par an
+ 800 emplois
3500 acheteurs
105 opérateurs (dont 40 producteurs locaux)

Photo : ©Visuelle(s)