Kickmaker va apporter la brique « industrialisation » aux projets high-tech depuis Nantes

Considérée par le Financial Times comme l’une des dix startups françaises à haut potentiel, Kickmaker accompagne les entreprises innovantes (startups, PME ou grands comptes) dans l’industrialisation de leur projet high-tech, du prototype à la production en série. Après Paris et Lyon, elle vient de choisir Nantes et son écosystème pour sa nouvelle implantation.

« La France est excellente pour former des ingénieurs reconnus dans leur capacité à innover, mais ils ne sont malheureusement pas suffisamment formés aux métiers de l’industrialisation ». Cette brique essentielle dans le lancement d’un projet high-tech, c’est ce que propose Kickmaker. « La phase d’industrialisation, c’est un chemin semé d’embûches où les entreprises innovantes et les industriels doivent parler le même langage », témoigne Eric Elmlas, cofondateur. Lui-même a travaillé, dans une vie antérieure, à l’industrialisation du robot Nao. « Nous nous positionnons comme le maillon manquant de la chaîne : avec notre expérience, notre savoir-faire et nos méthodes, nous les aidons à mieux comprendre leur projet pour avancer ensemble ».

Un renfort pour la filière manufacturing

Comme à Paris ou à Lyon, Kickmaker Nantes ouvrira très prochainement les portes de son usine partagée, « un lieu où nos clients peuvent venir fabriquer des petites séries, assembler, dé-risquer, pour ensuite lancer le process à grande échelle en usine », poursuit Eric Elmlas (photo ci-dessus).
Au-delà de l’industrialisation pure, Kickmaker a à cœur d’accompagner des projets écoconçus : « si aujourd’hui un projet sur deux mentionne déjà l’écoconception dans son cahier des charges, nous veillons à proposer des solutions alternatives écoresponsables aux 50 % restants. Et c’est dans ce même état d’esprit que, depuis l’origine, nous affirmons deux valeurs fortes : le Made in France et la collaboration avec l’écosystème local ». Kickmaker collabore déjà avec le projet nantais Orthopus pour la création d’une prothèse de main, qui vise à rendre accessible en open source le process de fabrication pour en faire bénéficier les populations défavorisées.

« Nantes s’est imposé comme une évidence »

C’est dans les locaux de l’IUMM que Kickmaker a choisi de poser ses cartons. « Nantes nous est apparu comme une opportunité de choix pour trois raisons : d’abord parce que l’écosystème de l’innovation y est particulièrement dynamique, notamment avec l’IRT Jules Verne ou le pôle EMC2, et la communauté de startups y est de plus en plus active. Celle-ci sera encore boostée par la French Tech et l’ouverture prochaine de la Halle 6. Ensuite, parce que la région des Pays de la Loire est une région industrielle qui a besoin de se moderniser, d’intégrer la robotique et le numérique dans ses process de production. Nous pouvons les accompagner dans cette phase de transition. Enfin, parce que c’est une ville idéale pour offrir de la mobilité en région à nos équipes. Une dizaine de nos collaborateurs viendra s’installer ici prochainement ».

Kickmaker a connu une très forte croissance depuis sa création en 2016 : elle compte aujourd’hui 150 collaborateurs et prévoit de doubler ses effectifs d'ici la fin de l'année. À Nantes, l’entreprise a déjà recruté trois personnes (des postes d’ingénieurs et de commerciaux) et prévoit l’embauche d’une cinquantaine de personnes localement d’ici à 2024.

« L'innovation est au cœur de l'ADN nantais, le numérique et l'industrie du futur comptent parmi les filières économiques stratégiques de la métropole. L’implantation de Kickmaker, entreprise reconnue pour sa capacité à accompagner l’innovation industrielle, s'inscrit naturellement dans cette ambition. C'est aussi une excellente nouvelle pour l’emploi », se félicite pour sa part Johanna Rolland, présidente de Nantes métropole et maire de Nantes. 


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