Nantes Saint-Nazaire lance le 1er camp d'entraînement pour startups

Entièrement financé par les collectivités de Nantes et Saint-Nazaire, le dispositif Maia Mater est unique en Europe.

Monter sa startup en 5 mois ? C’est possible à Nantes Saint-Nazaire, et pas ailleurs ! Lancé avant l’été, le dispositif Maia Mater a permis à une trentaine de jeunes –entre 20 et 40 ans-, de transformer leur idée de projet en startup avec un business model qui tienne la route.

Hébergés dans l'ancienne caserne militaire Mellinet, les startupers sont investis à 200% sur leurs projets. « Ici, c’est une ancienne caserne, on leur fournit les lits et à manger 7j/7, 24h/24. Neuf étudiants d’Epitech partagent le même dortoir, c’est pour eux le meilleur moyen de savoir s’ils sont capables de travailler ensemble », souligne Quentin Adams, directeur de Clever Cloud, l’un des coachs intervenus sur les projets.

Un dispositif 100% financé par les collectivités publiques

Financé par les collectivités publiques de Nantes et Saint-Nazaire, Maia Mater se présente comme le 1er dispositif d’accélération totalement gratuit pour les jeunes primo-entrepreneurs dans le numérique, un secteur d'excellence. Ni incubateur, ni véritable accélérateur, le dispositif Maia Mater se définit comme un dispositif d’un nouveau genre. « Nous sommes les seuls à accompagner gratuitement  sur 3 années : 4 mois à Nantes la 1ère année, 1 mois à Saint-Nazaire la deuxième année et un coaching d’un jour par semaine la 3e année », détaille Terence Desclain, le coach de l'équipe Maia Mater.

Aider les "do-ers" à monter leur startup

Le dispositif Maia Mater repose sur un double objectif. En premier lieu, aider les « do-ers » : «notre idée est d’accompagner les développeurs, les designers, ceux qui ont la vision produit et qui en veulent», affirme Quentin Adams, directeur de Clever Cloud qui soutient le projet et fait profiter les débutants de son expérience d’entrepreneur averti. L’autre originalité de Maia Mater est de rapprocher les chercheurs qui travaillent dans les laboratoires de recherche et l’univers des startups. « Ce modèle d’émergence des startups a montré ses preuves dans certains pays comme en Israël », souligne Francky Trichet, élu métropolitain en charge de l'innovation et du  numérique, instigateur du projet et enseignant-chercheur à l’université de Nantes, qui se félicite « d’un programme 100% public».

Une douzaine de projets de startup par session

Après 5 mois de travail acharné, la première session de Maia Mater s’est achevée vendredi 22 septembre : sur la douzaine de 12 projets présentés au départ, 8 ont survécu à cette première étape. « Il a fallu fermer des projets parce que nous nous sommes aperçus qu’ils ne seraient pas viables. Les personnes ont apporté leur énergie et rebondi sur d’autres équipes », explique Quentin Adams.

Nouvel appel à candidature en 2018

Forts du succès de cette première opération, les initiateurs anticipent un nouvel appel à projets en 2018. « Notre ambition est de remplacer le stage de fin d’études dans les écoles d’informatique ou de design qui le souhaitent pour en faire une vraie possibilité de lancer son propre projet professionnel ».

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