Immobilier tertiaire : le marché nantais se rééquilibre en faveur de la périphérie

Surfaces plus grandes, amélioration des infrastructures de transport et de services,… Avec plus de 100.000 m2 d’immobilier d’entreprises transactés en 2019, le marché immobilier nantais est le reflet d'un développement économique de plus en plus mature.

Pour la 6e année consécutive, les opérations tertiaires immobilières se sont maintenues au-dessus des 100.000 m2 transactés en 2019. Le marché de l’immobilier de bureaux nantais a enregistré 268 transactions, soit un total de 123.427 mètres carrés, selon les derniers chiffres publiés en juin par l'Observatoire nantais de l'immobilier tertiaire et d'activités (ONITA).

Davantage de grandes surfaces

Fait marquant de 2019, le marché a été soutenu par des transactions supérieures à 500m2. Les transactions comprises entre 500 et 1000M2 ont aussi doublé en nombre et en volume. « Cette tendance confirme que le marché nantais est dynamique avec une forte concentration de PME et de grandes entreprises formant un socle solide », explique Christine Serra, vice-présidente en charge de l’immobilier d’entreprise au CINA et directeur régional à BNP Paribas Real Estate.
Le centre-ville reste bien le 1er marché de la métropole nantaise, et représente plus d’un tiers de la demande placée. Il s’agit notamment du nouveau projet de coworking Whoorks et de la banque Nickel, tous deux installés sur le quartier d’affaires Euronantes à proximité de la gare, avec des transactions allant jusqu’à 250€/m2/an. « Même si le manque d’offres a quelque peu freiné la capacité à répondre à la demande du centre-ville », constate Christine Serra. 

Le regain d'intérêt pour le nord-est

Autre tendance forte de l’année 2019, le rééquilibrage de la périphérie. Au nord-est de la ville, on observe un triplement des transactions sur les 3 dernières années, avec un quart de la demande placée. Il s’agit notamment des quartiers Haluchère et de la Chantrerie, avec l’installation du nouveau siège d’Orange en compte propre (10.000m2). « C’est l’illustration que le marché nantais est capable de répondre aux différentes demandes des entreprises, en recherche de zones accessibles en transports en commun, dotés de services, de commerces et de restauration », souligne Christine Serra, d’autant que des projets d’aménagement d’infrastructures sont à venir.
C’est au sud de la métropole que les transactions sont les moins importantes (7,4% de la demande placée). A terme, cette zone pourrait cependant devenir plus attractive sur des secteurs comme l’aéroport, « qui restant à proximité de la ville pourrait devenir un atout » ou la zone de Pirmil-les-îles.

Après un premier semestre qui a marqué un fléchissement en raison de la crise sanitaire, c’est une période d’attentisme qui s’ouvre pour le second semestre 2020, alors que les entreprises risquent de geler certains de leurs projets immobiliers.