Immobilier de bureaux : l'attractivité du centre-ville toujours forte en 2018

Plus de 100 000m² ont été transactés dans la métropole nantaise en 2018. Comme chaque année, l’agence d’urbanisme nantaise (AURAN) s’est penchée sur les chiffres de l’immobilier de l’année 2018. Retrouvez ici les principales tendances annoncées par l’étude.

Moins de comptes propres qu’en 2017

Même s’il reste conforme à la moyenne des cinq dernières années, l’immobilier de bureaux nantais connaît toutefois un repli de 8,1 % par rapport à l’année 2017. Cette baisse s’explique notamment par un ralentissement des productions neuves et en particulier sur les opérations réalisées en compte propre (directement transactées par l’utilisateur) ou clé en main (par un promoteur en ayant connaissance du preneur).

Sur cette dernière catégorie, une seule opération est recensée en 2018, contre 6 comptes propres et clés en main en 2017 :  il s’agit de la filiale informatique IBP Atlantique, qui s’installera en 2019 dans ses nouveaux locaux de 12 040 m² à Saint-Herblain. Le reste du marché, d’un total de 90 756 m², demeure stable par rapport à 2017 (90 849 m²) et même au-dessus de la moyenne hors comptes propres et clés en main des cinq dernières années (85 213 m²).

Un regain d’attractivité pour le centre-ville

On constate un bond des transactions dans le centre-ville, avec une hausse de 13,4 %. Sur le volet des commercialisations hors clé en main, le centre connait ainsi le plus grand volume de transactions de surfaces de bureaux, puisqu’il atteint 52 %.

L’île de Nantes, quant à elle, double son niveau de transactions et concentre 57 % du marché du centre-ville, avec 27 185 m².

7 transactions de plus de 2 500 m²

218 transactions ont été recensées en 2018, contre 284 en 2017 et 238 en moyenne sur les cinq dernières années.

2018 est également l’année du retour des transactions significatives avec 7 transactions de plus de 2 500 m², toutes en location et pratiquement toutes sur des surfaces neuves. Parmi elles, on note aux côtés d’IBP, Nantes Métropole qui signe deux transactions totalisant 12 860 m² sur l’île de Nantes, Eurial à la Chantrerie (5 700 m²), la DGFIP sur Euronantes (3 970 m²), le start-up Palace sur 3 600 m² près de Graslin et enfin Talend, scale-up spécialiste du cloud et du big data, qui s’installe sur 2 635 m² sur l’île de Nantes.

Près de 136 000 m² de surfaces disponibles

Si les produits neufs (51 %) et de seconde main se partagent de façon quasi équivalente l’ensemble des transactions, les surfaces neuves affichent un repli de 3,3 % par rapport à 2017. Celles en commercialisation (hors comptes propres et clé en main) quant à elles, portent le marché, avec une hausse de 22 %, grâce aux très grandes transaction réalisées.

A noter enfin qu’au 31 décembre 2018, la métropole affiche 135 730 m² de surfaces disponibles (en offre immédiate).